Le mot "cancer" tourne et tourne dans ma tête et détourne mon attention au quotidien. J'ai chaque minute l'envie
de sortir de ce cauchemard. Mais il n'y a que deux issues : la longue et difficile bataille pour la guérison, ou bien la mort. Et ce n'est pas à l'enfant de faire ce choix. On ne peut que désirer
la vie pour son enfant. quelle est cette tâche en lui, qui lui fait du mal ? Ce mot "cancer", que j'arrive à écrire mais pas encore à dire.
Je n'arrive pas encore à digerer les longues journées inquiètes et immobiles à lh'opital. Les têtes lisses et brillantes des enfants, les appareillages de chimio, la gentillesse des aides
soignantes, les bons repas servis aux enfants. Tant de choses faites pour ces enfants. c'est donc si grave cettte maladie ? Oui. Et je ne me sens pas suffisemment armée pour l'affronter sans
faillir. J'ai toujours mal au pied, mes déplacements sont limités. J'ai toujours la tête fragile. Je connais mes fragilités mais je ne sais pas comment je vais les dépasser ou les mettre de coté
afin d'être solide pour mon enfant.
Mes yeux se ferment, je me sens très fatiguée. A l'hopital, la lumière est forte et crue, le bruit constant, les gens sont toujours en mouvement, les pieds claquent par terre.
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